Les 7 blessures du sportif du dimanche, classées par niveau de honte à l’arrêt de travail


Chaque année en France, des milliers de sportifs du dimanche se retrouvent aux urgences dans des circonstances qui les suivront pour le restant de leurs jours. Des blessures qui n’ont rien à envier aux pros sur le plan de la douleur, mais qui s’en distinguent nettement sur celui de la dignité. On a recensé les 7 cas de blessures du sportif du dimanche les plus représentatifs, classés par niveau de honte croissant au moment de tendre l’arrêt de travail à son employeur.

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7. Le torticolis sur le court de tennis (t’étais spectateur)

Le drame est survenu au bord du court municipal, alors que t’encourageais ton petit-neveu de 9 ans qui disputait son premier tournoi en ce dimanche après-midi ensoleillé.

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Deuxième set, le gamin s’accroche. Toi, ça fait une heure que tu hoches la tête de droite à gauche tel un labrador captivé par un ventilateur tournant, et ce sans échauffement des cervicales.

Le lendemain matin, le constat est sans appel. Tête vissée à 40 degrés, impossible de regarder dans le rétro pour sortir du parking. Le médecin a noté « blessure lors d’une pratique sportive”. Arrêt de travail : 5 jours. Ton neveu, lui, a perdu 6-0, 6-0.

6. La déchirure lors du tournoi de ping-pong du CE

Tournoi inter-services du comité d’entreprise. Une table pliante installée dans la salle de réunion, un filet Decathlon amovible posé de travers, et toi qui te vois déjà remporter le coupon repas au Flunch promis au vainqueur.

T’avais prévenu tout le monde que t’étais « plutôt pas mal à la fac ». C’était il y a 14 ans.

Premier match, tu t’aperçois à ton plus grand désarroi que Christine de la compta n’est pas aussi nulle qu’elle en a l’air. Mené 17-3, tu tentes le tout pour le tout sur une balle en cloche avec un smash foudroyant qui finit dans l’assiette de tarte aux pommes de ton N+1.

L’épaule a elle aussi suivi la trajectoire. Le diagnostic est sans appel : déchirure de la coiffe des rotateurs. 8 jours d’arrêt. L’augmentation que tu comptais réclamer attendra un peu.

tournoi de ping pong FFL

5. L’entorse au poignet à la pétanque

Concours annuel de Roquefort-la-Bédoule, 14h30, soleil de plomb, pastis de 11h qui commence à peser. En face : René, 71 ans, sandales Scholl, casquette Ricard, et 40 ans de boulisme derrière lui. S’il est presque impossible de comprendre ce septuagénaire qui articule moins qu’un Texan sous Jack Daniel’s, son premier tir fragilise rapidement ta confiance un peu trop assumée.

Sur le point décisif de la partie, tu tentes le carreau. La concentration est totale. T’as même soufflé sur la boule avant de la lancer, inspiré par les mimiques de tes idoles sur L’Équipe 21. La boule part 3 mètres trop loin. Ton poignet, lui, est tordu dans un angle qui défie les lois de l’espèce humaine.

Diagnostic : entorse grade 2. René a terminé le concours sans transpirer et a broyé ta main endolorie en partant.

4. Le dos bloqué en célébrant un but

Foot du dimanche, 11h du matin, terrain synthétique de la commune, 7 contre 7. Ça fait 2 mois que tu n’as pas marqué, que tes coéquipiers ont cessé de te faire des passes et qu’ils font des memes sur ton niveau dans le groupe WhatsApp de l’équipe.

Ce jour-là, par un concours de circonstances que la physique peine encore à expliquer, le ballon te revient dans les pieds à 2 mètres du but, le gardien est à terre. Tu pousses le ballon dans le but vide en dévissant à moitié. Poteau rentrant. Le but est valide et tu sauves l’honneur pour ton équipe, menée jusque-là 5-0.

Drogué aux compilations d’Aubameyang, tu cours vers le poteau de corner, les bras écartés, et tu tentes le salto arrière devant 13 paires d’yeux ébahis.

Bilan : dos bloqué et fin de saison, pour le plus grand bonheur de tes coéquipiers qui se remettent dès lors à gagner. Arrêt de travail : 12 jours.

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3. Le bisou à la vitre du padel

Trois semaines de pratique et t’as déjà regardé suffisamment de vidéos de Fernando Belasteguín pour considérer que t’as cerné le jeu.

Sur un point anodin en milieu de deuxième set, la balle lobée adverse t’invite au smash. Tu recules, tu lèves la raquette, c’est ton moment.

Ce que tu n’as pas anticipé, c’est la vitre juste derrière toi. Elle était pourtant là depuis le début du match, et ne s’attendait sûrement pas à faire un bisou musclé à l’arrière de ton crâne.

Réveil dans le camion des pompiers, commotion légère, 5 jours d’arrêt. Ton boss, contre qui tu jouais, ne t’a jamais proposé le rematch.

2. La chute sur les rouleaux de cyclisme à 0km/h

Pour les cyclistes qui refusent de braver la pluie hivernale, il n’y a pas 36 solutions : le home trainer s’impose comme une évidence.

Sauf que toi, tu préfères te la jouer à l’ancienne. Là où tes potes passent leurs dimanches après-midi le nez dans Zwift à pédaler virtuellement vers Watopia, toi t’as investi dans un trio de rouleaux et une casquette Molteni après avoir regardé un documentaire sur Eddy Merckx sur Arte.

Premier essai. Dix minutes de pédalage prudent, ça se passe bien. Tu te crois déjà dans une échappée sur les pentes du Ventoux quand tu tends le bras vers ta bouteille d’eau posée sur le bureau à ta gauche. Un geste anodin, une demi-seconde d’inattention, et le vélo part à droite.

Tu te manges ton meuble Ikea Järvfjället dans les côtes et termines accroché aux pédales, le vélo au-dessus de toi. Diagnostic : côte fêlée, 8 jours d’arrêt. Les rouleaux sont retournés dans leur carton. Tu reprendras le vélo quand le soleil reviendra.

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Pour toi, le t-shirt FFL La bascule prend un tout autre sens

1. La rupture des ligaments croisés à la Wii Sport

25 décembre, 15h30. Ton ventre rempli de foie gras fait vivre un calvaire au bouton central de ta chemise qui ne demande qu’à sauter.

C’est le moment choisi par ton beau-frère pour sortir la Wii du placard, celle qui n’a pas bougé depuis 2011, et lancer un tournoi de tennis familial. Compétiteur dans l’âme, tu prends virilement la manette des mains de ton petit-neveu et te positionnes de ¾ face devant la télé. Le match est lancé.

Premier set, t’es dedans. Sur une balle aérienne, tu tentes un smash ambitieux. Le geste est ample, violent, totalement disproportionné pour agiter une télécommande de 180 grammes dans un salon de 20 mètres carrés.

Le genou gauche rend les armes dans un craquement que toute la famille entend distinctement, y compris ta grand-mère qui dormait dans le fauteuil.

Diagnostic : rupture des ligaments croisés. Six mois de rééducation. Le certificat médical mentionne « accident sportif ». Tu n’as jamais précisé lequel. Ton beau-frère, lui, a gagné le point. Il en parle encore.

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AntoineT