CDF 2016 – LOSC | Benzia, le véritable 12e homme de Trélissac (CFA)


La bible de la Lose du sport français

Au lendemain de l’annonce de la Fédération Française de Football qui vise à permettre aux clubs amateurs de participer à la Coupe de France, profitons-en pour revenir sur le 16e de finale de l’édition 2016. Le Trélissac Football Club, qui a également le privilège de s’appeler TFC, reçoit un LOSC en perdition en championnat. Si trois divisions séparent les amateurs trélissacois des nordistes, le terrain bosselé du Périgord va rétablir ce déséquilibre. Retour sur une élimination que les lillois sont allés chercher avec leurs tripes.

Fondé en 1950, le Trélissac Football Club n’est pas n’importe qui. Double vainqueur de la DH Aquitaine en 1989 et 2007, et sacré champion de la CFA 2 en 2012, le palmarès des Bleus et Blancs n’est plus à faire. Situés dans la banlieue est de Périgueux, les trélissacois ont toujours vécu dans l’ombre de cette grande ville et ses 30 000 habitants. Car oui, à Trélissac on est 6821. Et ce complexe d’infériorité a toujours été le nec plus ultra pour se motiver. Ce qui va se vérifier une nouvelle fois face au LOSC.

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Mercredi 20 janvier 2016. 18h30. Le Stade Francis-Rongiéras et ses 10 000 places accueillent les Dogues pour le compte des 16e de finale de la Coupe de France. Les lillois dépérissent en Ligue 1 à une triste 14e place. Les coupes deviennent donc leur seul et unique moyen pour retrouver des couleurs. Oui mais voilà, en face l’ogre dordognais va mettre un point d’honneur à faire respecter la terrible loi des Petits Poucets en Coupe de France.

Le résumé du match Trélissac – LOSC

« Personnellement je n’ai jamais vécu de défaite face à une équipe de 3 échelons inférieurs » R. Civelli

Du haut de son mètre 96, Renato Civelli pensait prendre de haut de la même manière les amateurs néo-aquitains. Pourtant dès la 10e minute, l’attaquant trélissacois Steven Papin tente sa chance et trouve le poteau d’Elana. À deux doigts de réaliser une papinade. Premier avertissement.

On atteint tout juste le quart d’heure de jeu, et le portugais Rony Lopes ouvre magnifiquement le score d’une frappe enroulée dans la lucarne opposée. Une clim sans nom. Suivie d’une célébration à la Balotelli, du genre « why always me ? ». Face à Trélissac tout de même. Mais les locaux sont du genre teigneux.

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Seulement dix minutes après le coup d’envoi de la seconde mi-temps, le TFC sonne la révolte. Le milieu offensif Nicolas Cavaniol pénètre dans la surface lilloise et déclenche une puissante frappe à ras de terre qui passe entre les jambes de ce même Civelli. Et vient se loger dans le petit filet d’un Steve Elana impuissant. 1-1. Le Stade Francis-Rongiéras est en ébullition.

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Benzia, maître dans l’art du pénalty foiré

Cinq minutes à peine après l’égalisation, les lillois obtiennent un pénalty. Zéro discussion possible, c’est Yassine Benzia qui prend ses responsabilités. Et qui se charge de le rater. Le gardien Eymeric Rucart n’y est pas non plus pour rien. Partir du bon côté ça aide. Le temps réglementaire est fini, les 30 minutes de prolongations ne donnent rien. Place aux tirs au but.

Héros de la soirée, Nicolas Cavaniol se sent comme poussé des ailes. Mais pas celles de Red Bull, non, plutôt d’Icare dirons-nous. Le milieu amateur voit sa tentative repoussée par Elana. Mais ce n’est rien à côté de ce qui va suivre. Sûr de lui, Benzia veut réparer son erreur en se chargeant du premier pénalty lillois. Second échec. Une licence FFL lui a été envoyée pour en être un membre d’honneur.

Mais dans la minute qui suit, Benzia est suivi comme son ombre par Rony Lopes. Souhaitant certainement se racheter de son sublime but en première période. Il faudra attendre le cinquième tireur dordognais et son défenseur Nicolas Desenclos pour offrir la qualification en 8e de finale à Trélissac.

Ces fameux huitièmes se joueront dans le même stade le 11 février 2016. Et face à l’Olympique de Marseille, Trélissac va perdre ce derby des Bleus et Blancs. Il ne faut pas exagérer non plus. Les marseillais s’imposeront 2-0 par le duo infernal Alessandrini – Fletcher.

Des frissons de se remémorer cette époque quand même.