Le mois d’octobre est arrivé, le froid s’installe et le changement d’heure va bientôt se pointer. Ce changement d’ambiance va logiquement pousser ta motivation à se faire la malle. Ta carte d’abonnement tout juste achetée va finir dans un tiroir qui ne se rouvrira qu’au printemps. Si tu te sens nul, pas de panique : tu es loin d’être seul. Et si, à un moment, tu ne trouves plus d’excuses pour rester dans ton canap’ en rentrant du taf, on est là pour t’en offrir sur un plateau. De rien.
1 – « Il fait nuit à 17 h »
Le grand classique : la luminosité. Tes yeux s’habituent à la pénombre, et franchement, tu commences à t’y plaire. La salle de sport, elle, a de la lumière. Beaucoup de lumière. Trop de lumière. Des néons agressifs qui risquent d’irriter tes pupilles, si bien installées dans le noir. Ne les brusque pas.
2 – « Il pleut »
Normalement, ta salle a un toit. C’est même son principal argument face au running (que tu esquives aussi, évidemment). Mais, entre toi et la salle, il y a dehors. Les 200 mètres qui séparent ta voiture de l’entrée sont longs, bien trop longs. La porte est infiniment loin. Et, puis tu as oublié tes affaires de rechange. C’est bête.
3 – « Je reprendrai en janvier, avec les bonnes résolutions »
L’autre grand classique. Invente-toi un petit bobo et promets que tu t’y remettras sérieusement en janvier. Mais, as-tu vraiment envie de rejoindre la horde de nouveaux inscrits qui occupent toutes les machines pendant trois semaines avant de disparaître en février ? Non. Alors reprends plutôt en mars. Ou en mai. Voire jamais.
4 – « J’ai la crève »
Tu as un rhume depuis la mi-octobre, qui reviendra en novembre, puis en décembre, avant que la sinusite carabinée ne prenne le relais. Parce que tu es quelqu’un de bien, tu ne veux contaminer personne. Tu restes donc au lit par pur civisme. Un héros discret.
5 – « Mon shaker sent la mort »
Le shaker oublié trois jours dans le sac de sport, le fond de lait fermenté, l’odeur qui te saute au visage à l’ouverture. Une expérience traumatisante. Certes, une solution existe : le laver. Ou même en racheter un, et en profiter pour remplir le placard avec autre chose que la whey premier prix au goût de vanille chimique. Il existe aujourd’hui des compléments alimentaires bio et clean, sans additifs inutiles, qui donnent un peu plus envie de remplir son shaker. Mais, tu n’es pas obligé d’être au courant.
6 – « Ma playlist est nulle »
Tu écoutes les mêmes 23 morceaux depuis 2021 et t’en as marre. Tu connais chaque montée de basse, chaque drop. C’est un vrai problème. Alors, plutôt que de partir pour rien à la salle, reste chez toi et prépare ta playlist pour la prochaine session. Gouverner, c’est prévoir.
7 – « Il y a trop de monde le soir »
Le pic de fréquentation tombe entre 18 h et 20 h, pile ton créneau en sortant du boulot. Tu viens de survivre aux transports bondés. As-tu vraiment envie d’être encore serré entre les mecs qui squattent le rack à squat pour faire des curls et ceux qui laissent leurs disques partout ? Non.
8 – « J’ai GTA VI »
On sait tous ce qui arrive mi-novembre : GTA VI. Un tunnel vidéoludique qui ne te laissera pas une minute à perdre à la salle. Tu as vraiment envie que tes potes terminent le jeu avant toi ? Non. Et il est important d’avoir des objectifs dans la vie.
9 – « Je ferai du sport dehors quand il fera beau »
Le fameux plan footing printanier. Spoiler : au printemps, il y aura le pollen, le vent et la phase finale de la Ligue des champions. Mais, bon, chaque excuse en son temps.
10 – « Je peux pas j’ai raclette »
Raclette, tartiflette, bûche, galette des rois, Chandeleur. De novembre à février, le calendrier gastronomique est bien trop alléchant. Il faut faire des choix dans la vie. Et quand il faut choisir, la raclette l’emporte toujours.
Voilà, tu es paré jusqu’au printemps.
Avec ces dix excuses, ton canapé n’a plus rien à craindre. Et, si un jour l’envie de reprendre te prend quand même, pas d’inquiétude : elle passera.
