Julia Simon

Biathlon | Les Françaises déshonorent le pays aux Jeux olympiques


Après avoir subi une remontada tricolore la veille, on espérait vivement que le relais féminin innove en termes de scénario. C’était bien mal connaître la volonté du biathlon français de nous nuire.

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Le biathlon français touche le fond aux Jeux olympiques

Vingt-quatre heures seulement après l’affront du relais masculin, leurs homologues féminines espéraient claquer un doublé tonitruant sur ces relais. Première relayeuse tricolore, Camille Bened fait admirer sa précision légendaire au tir. Après un sans-faute douloureux sur le tir couché, la Française se rattrape très rapidement. Le tir debout sonne le glas de Camille Bened, qui s’en va tourner sur l’anneau de pénalité, distancée à 56 secondes de la tête de la course à l’issue de son relais. Tutto Bened. Cette situation devrait nous combler de bonheur, mais après le scénario de la veille, et un Émilien Jacquelin intenable, on se doit de rester de marbre.

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Alors qu’elle doit faire face à un retard de 56 secondes sur les leaders, et un seizième rang qui nous convient amplement, Lou Jeanmonnot ne tremble pas. La Française partage le relais avec Franziska Preuss, une vieille connaissance qui doit lui rappeler quelques beaux souvenirs. Comme sur le relais mixte et la poursuite, l’Allemande subit un nouveau craquage sur le tir debout, et s’en va se promener sur l’anneau de pénalité. Avec le sans-faute de Jeanmonnot, la Française donne le relais à Océane Michelon parmi les leaders. Mais pire, Preuss compte 47 secondes de retard sur Jeanmonnot, ce qui signifie que cette dernière lui a repris 1 minute et 43 secondes en seulement 6 km. Soit un relais jacquelinien si nos calculs sont bons.

Océane Michelon, vice-championne olympique du sprint, se lance avec la Lettonie et la Bulgarie. Autant vous dire qu’elle se retrouve toute seule en tête de la course dès le premier virage. Mais ses adversaires d’un instant ne sont pas les seules à subir la foudre de Michelon. La Norvège et la Suède concèdent également du temps sur les skis, à l’instar de toutes les nations alignées. Les Scandinaves sont distancées de 47 secondes sur la France. Désormais, une seule question subsiste : doit-on vraiment s’infliger cette fin de course ? En dernière relayeuse, on espère que Julia Simon se repose sur ses lauriers. C’était sans compter le tir en rafale de la Française, qui devance désormais les Scandinaves avec plus d’une minute d’avance.

En 18 secondes chrono, Julia Simon parachève le dernier tir de la course et peut parader sur son ultime tour. L’équipe de France féminine est championne olympique du relais. L’écrire est si douloureux.

Le biathlon, ou l’ennemi existentiel de la FFL.

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