Quelque part en France, dans une petite commune de l’Ain, une histoire de taille a bouleversé le quotidien de concitoyens. La scène se déroule à Belley, plus précisément à la piscine intercommunale de Belley.
Belley explique au monde entier comment foirer une piscine
On dit souvent que la France est un pays envié dans le monde entier. Cela ne fait pas de mal parfois de citer quelques exemples qui le prouvent. Pour cela, nous prenons la direction de Belley, une charmante petite commune d’Auvergne-Rhône-Alpes, dans l’Ain. Une actualité récente vient de propulser cette ville parmi les plus prestigieuses de notre si beau pays. En effet, les Belleysans ont pu savourer l’achèvement de la construction d’une piscine intercommunale. Un projet qui s’élève à 13 millions d’euros, et qui devait faire la fierté de cette ville de près de 10 000 habitants.
Mais à Belley, on ne fait visiblement pas comme tout le monde. En effet, les normes de cette piscine ne sont pas vraiment au point. Pour être concret : après 2 ans de travaux, il manque 3 centimètres à la piscine. Vous allez me dire, sur les 25 mètres de longueur de la piscine, cela ne se ressent pas à la nage. Oui, mais comme si cela ne suffisait pas, cette piscine intercommunale avait pour ambition d’être homologuée par la Fédération française de natation. Le culot. Il restait pourtant un ultime espoir, car chaque piscine possède une marge d’erreur. Pour cela, une piscine peut mesurer entre 25,000 m et 25,030 mètres et recevoir des compétitions. Manque de chance, elle en fait 24,97m. Vous l’avez compris, la fédé a offert un sublime cadeau lors de l’inauguration : à savoir refuser son homologation.
Par conséquent, aucune compétition officielle ne pourra y être organisée. Seuls les nageurs amateurs seront conviés à patauger dans la piscine de Belley. Il n’en fallait pas plus pour que le peuple aindinois soit indigné.
« Sur une course de 100 mètres, il manque douze centimètres. C’est aberrant. Lorsque vous réalisez un projet aussi coûteux, vous faites en sorte qu’il soit aux normes. Ça dénote le mépris envers nos activités » Daniel Poncet, président du comité de l’Ain de natation
