Medvedev brise une raquette

Tennis | Double bulle et quintuple brisage de raquette : le chef d’œuvre de Medvedev.


Monte-Carlo accueillait ce mardi le deuxième tour de son Masters 1000. Alors que les yeux sont rivés sur Alcaraz ou Sinner, Daniil Medvedev nous rappelle ce qu’est la véritable excellence sportive. Le Russe vient de livrer 49 minutes d’art tennistique pur face à Matteo Berrettini. Celui qui a failli être français montre qu’il en avait toutes les qualités.

L’art de la perfection inversée

À Monte-Carlo, Daniil Medvedev entre sur le court Rainier III avec un objectif clair : réussir le match parfait. Cette prestation iconique dont on parlera pendant de nombreuses années. Le tout, de préférence, avec une grâce et une précision dont seuls les plus grands sont capables. Face à lui, Matteo Berrettini, invité par le tournoi.

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Premier set, premier chef-d’œuvre. Après avoir concédé le premier jeu, le Russe offre immédiatement son service avec une belle balle bien trop longue. Parce que quand on veut bien faire, autant commencer fort. Les jeux s’enchaînent, Medvedev accumule les erreurs avec une régularité de métronome. Bien aidé par un premier service qui passe seulement 30% du temps, Medvedev réussit la première partie du travail : 6-0 Berrettini.

Le meilleur reste à venir. Deuxième manche, deuxième festival. Cette fois, c’est la frustration qui s’empare de Medvedev. L’Italien mène rapidement 2-0 dans le deuxième set, le Russe décide donc d’offrir au monégasque une partition magnifique. Une minute d’éclatage de raquette sur la terre batture, sous les olés du public qui voient enfin de la combativité chez Daniil. Avec une ambiance bien plus intense qu’à Louis 2,  Monaco découvre alors ce qu’est le spectacle total.

La suite, vous vous en doutez, n’est que la confirmation du spectacle. Double bulle pour Berrettini. Il faut remonter 10 ans en arrière pour voir un membre du top 10 se faire fesser de la sorte. C’était Berdych face à Goffin. 27 fautes directes, 3 points gagnants. Le tennis total, chapeau l’artiste. Dans ces temps où le cyclisme nous fait mal, ça fait du bien de retrouver une bicyclette qu’on aime bien.

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Antoine Declercq