« Bienheureux celui qui a appris à rire de lui-même : il n’a pas fini de s’amuser ! »

La Fédération Française de la Lose, c’est un collectif qui rend hommage à la France qui perd. Ici nous célébrons la fougue de Ginola, le mental de PHM et le panache de Laurent Fignon.

L’équipe

La FFL, à la base, c’est une bande d’amis passionnés de sport mais dépourvus du talent nécessaire pour en faire autre chose qu’un passe temps. Nos valeurs, célébrer la France qui perd, nous ont été transmises depuis le berceau. Soit par des parents qui nous racontaient plus souvent le France-Allemagne de 1982 que le titre de 1984 , soit par la télévision, qui nous permettait de vivre en direct certains actes fondateurs tels que France-Bulgarie 1993 ou la coupe Davis 2002. Pour les plus jeunes d’entre nous, la finale de 2006 fut même la première larme d’émotion versée devant un téléviseur.

C’est donc sans surprise qu’on nomma notre première équipe de football à 5 le « FC Kostadinov ». Les années passèrent, puis vinrent les JO de Sotchi en 2014. La beauté des JO, c’est leur capacité à faire vibrer n’importe qui devant des sports soporifiques comme le curling ou le ski de fond, à commencer par les commentateurs. En regardant ces JO sur France 2, l’impression de revivre chaque jour le même schéma est devenue frapante. Glorifier un illustre inconnu, créer des attentes, s’enflammer, finir déçu, et recommencer. On a fini par en rire. Toutes ces émotions que la défaite générait, on s’est alors rendu compte qu’elles pouvaient être positives quand on les partageait à plusieurs.

2015, la FFL voit le jour sur Facebook (si on met un an à créer une page vous comprenez pourquoi on n’est pas devenu sportifs professionnels). 2016, le traumatisme de l’Euro suivi des JO de Rio inspirent nos premières publications (et hop, une autre année entre la création et la première publication, habile la FFL). Nous voilà!

Pourquoi la France?

Si la lose de chez nous a ce parfum si particulier, c’est aussi parce la France, qu’on le veuille ou non, est une nation qui sait gagner. On ne va pas remuer le couteau dans la plaie, on était là en 1998, on était là en 2018. Bref, qui sait gagner a donc toujours une bonne raison d’espérer gagner. Cet espoir-là, c’est la base de toute bonne lose. Ajoutez à cela un caractère bien trempé (pour ne pas dire légèrement râleur) et un amour du sport à l’échelle nationale, et vous obtiendrez le terreau parfait pour cultiver la défaite et toutes les émotions qu’elle provoque. Vous l’aurez compris, aucun pays ne pouvait mieux s’y prêter que notre douce France.